IDÉE MOBILISATRICE

Posté par ajarn_bruno le 2 novembre 2007

 

Le site a été transféré sur cette plateforme
 

Ce site est dédié au cinéma médiatisé pour un usage en classe de langue étrangère et/ou plateforme d’enseignement à distance. Il contient plusieurs projets réalisés, en cours de réalisation ou futurs.

Il devrait recenser à terme des ressources liées à la médiatisation articulée autour des éléments filmiques tels que ceux décrits ci-après.

La médiatisation, (Mediation of Learning David H. Jonassen, in “Computers as Mindtools for Engaging Learners in Critical Thinking” 1998) est en effet une médiation par un outil cognitif externe technologique, en l’occurrence un outil informatique, un environnement informatisé que l’on peut associer à une image filmique. Pour David H. Jonassen, les outils cognitifs sont des ressources intelligentes avec lesquelles l’apprenant collabore de manière cognitive dans la construction de ses connaissances. Par conséquent, plutôt que de développer pour l’apprentissage du matériel informatique et multimédia surpuissant, il vaut mieux développer des outils qui facilitent le processus de la réflexion. Le cinéma, par la richesse cognitive qu’il offre, entre tout à fait dans ce processus d’apprentissage éclairé.

carte conceptuelle des éléments d'un film

Grâce aux apports des T.I.C.E. notamment dans l’apprentissage des langues, l’enseignement du français a évolué et s’est diversifié. Il est passé d’une pédagogie de transmission des savoirs in cathedra à une pédagogie constructiviste, voire cognitiviste pour les modèles les plus récents ; l’apprenant construit désormais son savoir par la découverte de notions qu’il consolide ensuite, par la coopération et la collaboration autour de projets communs. Ainsi, la médiatisation des savoirs doit faire partie intégrante d’un enseignement en ce début de XXIe siècle.

Le cinéma, particulièrement riche en représentations visuelles invite naturellement au concept de classe enrichie où les T.I.C.E. constituent une plus-value intéressante. Il est aussi un des médias les plus appréciés d’un public jeune, comme de tous les publics.

Dans cette optique, on ne peut que se féliciter du fait que le support filmique lui-même a évolué. Le support du film, – sur le DVD et plus récemment le Blue-Ray – se démocratise, par l’offre de plus en plus abondante et un coût de plus en plus réduit. De même, de nombreux sites Internet proposent en Video Streaming (flux vidéo en temps réel) quantité de courts, moyens ou longs métrages.

Par ailleurs, les nouveaux moyens de télécommunication rapide en téléphonie et les réseaux haut débit permettent l’accès à une pléthore d’informations ainsi que la possibilité de suivre un enseignement à distance sans risques de coupures intempestives ou tout du moins, avec des risques limités.

Ainsi, il était devenu tout aussi naturel, et dans l’ordre logique des choses de poursuivre l’expérience en formation/enseignement à distance et de chercher à créer des modules d’apprentissage où le cinéma serait un vecteur de médiatisation des savoirs d’une grande richesse.

 

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Autour des 5 sens

Posté par ajarn_bruno le 2 mai 2009

Sur le modèle de « Exercices de style » de Raymond Queneau, écriture d’un texte de référence sur lequel les étudiants vont adapter leur vocabulaire, sur l’un des 5 sens qu’ils auront choisi. La seconde phase est celle de la transcription dans un logiciel type « Text To Speech » afin de corriger les éventuelles fautes de liaisons et enchaînements.

TEXTE de base :

Le durion est un grand arbre tropical de l’Asie du Sud-Est et de l’Afrique. Bien que l’extérieur du fruit soit composé d’une écorce d’épines dures, la chair est molle, lisse et savoureuse. Il a la taille et la forme d’un ballon de rugby. En Thaïlande, le durion est considéré comme le roi des fruits même avec son odeur si particulière.

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VERSION 1 : Le durion, malgré son parfum peu agréable, est généralement qualifié de délicieux. La pulpe est crémeuse ce qui lui donne un goût sucré et très subtil. La chair a une saveur exquise. Ce roi des fruits peut être dégusté de plusieurs façons : nature, frit ou bouilli. On mange aussi ces graines. Il peut également être servi en gâteau, en glace et en bien d’autres excellents aliments.

Texte de Piriya. Le goût.

VERSION 2 : Le durion est un grand arbre d’aspect rugueux, comme son écorce solide et hérissée par de nombreux piquants durs. À l’intérieur, au contraire, la chair de ce fruit est tendre et lisse. Sa pulpe peut aussi être blette si le durion est trop mûr.

Texte de Tarnrin. Le toucher.

VERSION 3 : Quand le durion est mûr,  il dégage une forte odeur, quelquefois malodorante et désagréable. Son arôme est très particulier comme le parfum acre du petit lait ou le camembert acide.

Texte de Sweeya. L’odorat.

VERSION 4 : Le durion est un fruit de forme ovale comme d’autres fruits ; par exemple la pastèque ou le jaquier. Mais ce qui nous permet de distinguer le durion, ce sont son écorce dure et volumineuse et ses piquants. La couleur extérieure est verdâtre. Mais sa chair est jaune clair et d’aspect un peu crémeux.

Texte de Nattika.La vue.

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Pratiques VDO 2

Posté par ajarn_bruno le 19 avril 2009

Exercice de diction sur la leçon de Eugène IONESCO

Extrait : Arithmétisons un peu !
(…)

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LE PROFESSEUR
Tenez. Voici trois allumettes. En voici encore une ça fait quatre. Regardez bien, vous en avez quatre j’en retire une, combien vous en reste-t-il ? On ne voit pas les allumettes, ni aucun des objets, d’ailleurs, dont il est question ; le professeur se lèvera de table, écrira sur un tableau inexistant avec une craie inexistante, etc.

L’ÉLÈVE
Cinq. Si trois et un font quatre, quatre et un font cinq.

LE PROFESSEUR
Ce n’est pas ça. Ce n’est pas ça du tout. Vous avez toujours tendance à additionner. Mais il faut aussi soustraire. Il ne faut pas uniquement intégrer. Il faut aussi désintégrer. C’est ça la vie. C’est ça la philosophie. C’est ça la science. C’est ça le progrès, la civilisation.

L’ÉLÈVE
Oui, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Revenons à nos allumettes. J’en ai donc quatre. Vous voyez, elles sont bien quatre. J’en retire une, il n’en reste plus que…

L’ÉLÈVE
Je ne sais pas, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Voyons, réfléchissez. Ce n’est pas facile, je l’admets. Pourtant, vous êtes assez cultivée pour pouvoir faire l’effort intellectuel demandé et parvenir à comprendre. Alors ?

L’ÉLÈVE
Je n’y arrive pas, Monsieur. Je ne sais pas, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Prenons des exemples plus simples. Si vous aviez eu deux nez, et je vous en aurais arraché un. Combien vous en resterait-il maintenant ?

L’ÉLÈVE
Aucun.

LE PROFESSEUR
Comment aucun ?

L’ÉLÈVE
Oui, c’est justement parce que vous n’en avez arraché aucun, que j’en ai un maintenant. Si vous I’aviez arraché, je ne l’aurais plus.

LE PROFESSEUR
Vous n’avez pas compris mon exemple. Supposez que vous n’avez qu’une seule oreille.

L’ÉLÈVE
Oui, après ?

LE PROFESSEUR
Je vous en ajoute une, combien en auriez-vous ?

L’ÉLÈVE
Deux.

LE PROFESSEUR
Bon. Je vous en ajoute encore une. Combien en auriez-vous ?

L’ÉLÈVE
Trois oreilles.

LE PROFESSEUR
J’en enlève une… Il vous reste… combien d’oreilles ?

L’ÉLÈVE
Deux.

LE PROFESSEUR
Bon. J’en enlève encore une, combien vous en reste-t-il ?

L’ÉLÈVE
Deux.

LE PROFESSEUR
Non. Vous en avez deux, j’en prends une, je vous en mange une, combien vous en reste-t-il ?

L’ÉLÈVE
Deux.

LE PROFESSEUR
J’en mange une… une.

L’ÉLÈVE
Deux.

LE PROFESSEUR
Une.

L’ÉLÈVE
Deux.

LE PROFESSEUR
Une !

L’ÉLÈVE
Deux !

LE PROFESSEUR
Une !!!

L’ÉLÈVE
Deux !!!

LE PROFESSEUR
Une !!!

L’ÉLÈVE
Deux !!!

LE PROFESSEUR
Une !!!

L’ÉLÈVE
Deux !!!

LE PROFESSEUR
Non. Non. Ce n’est pas ça. L’exemple n’est pas… n’est pas convaincant. Écoutez-moi.

L’ÉLÈVE
Oui, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Vous avez… vous avez… vous avez…

L’ÉLÈVE
Dix doigts !…

LE PROFESSEUR
Si vous voulez. Parfait. Bon. Vous avez donc dix doigts.

L’ÉLÈVE
Oui, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Combien en auriez-vous, si vous en aviez cinq ?

L’ÉLÈVE
Dix, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Ce n’est pas ça !

L’ÉLÈVE
Si monsieur.

LE PROFESSEUR
Je vous dis que non !

L’ÉLÈVE
Vous venez de me dire que j’en ai dix…

LE PROFESSEUR
Je vous ai dit aussi, tout de suite après, que vous en aviez cinq !

L’ÉLEVE

Je n’en ai pas cinq, j’en ai dix !

LE PROFESSEUR
Procédons autrement… Limitons-nous aux nombres de un à cinq, pour la soustraction… Attendez Mademoiselle, vous allez voir. Je vais vous faire comprendre. (le professeur se met à écrire à un tableau noir imaginaire. Il l’approche de l’élève, qui se retourne pour regarder.) Voyez, Mademoiselle… (Il fait semblant de dessiner, au tableau noir, un bâton ; il fait semblant d’écrire au-dessous le chiffre 1 ; puis deux bâtons, sous lesquels il fait le chiffre 2, puis en dessous le chiffre 3, puis quatre bâtons au-dessous desquels il fait le chiffre 4.) Vous voyez…

L’ÉLÈVE
Oui, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Ce sont des bâtons, Mademoiselle, des bâtons. Ici c’est un bâton ; là ce sont deux bâtons ; là, trois bâtons, puis quatre bâtons, puis cinq bâtons. Un bâton, deux bâtons, trois bâtons, quatre et cinq bâtons, ce sont des nombres. Quand on compte des bâtons, chaque bâton est une unité, Mademoiselle… Qu’est-ce que je viens de dire ?

L’ÉLÈVE
« Une unité, Mademoiselle ! Qu’est-ce que je viens de dire ? »

LE PROFESSEUR
Ou des chiffres ! ou des nombres ! Un, deux, trois quatre, cinq, ce sont des éléments de la numération Mademoiselle.

L’ÉLÈVE, hésitante.
Oui, Monsieur. Des éléments, des chiffres, qui sont des bâtons, des unités et des nombres…

LE PROFESSEUR
A la fois… C’est-à-dire, en définitive, toute l’arithmétique elle-même est là.

L’ÉLÈVE
Oui, Monsieur. Bien, Monsieur. Merci, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Alors, comptez, si vous voulez, en vous servant de ces éléments… additionnez et soustrayez…

L’ÉLÈVE
…comme pour imprimer dans sa mémoire. Les bâtons sont bien des chiffres et les nombres, des unités ?

LE PROFESSEUR
Hum… si l’on peut dire. Et alors ?

L’ÉLÈVE
On peut soustraire deux unités de trois unités, mais peut-on soustraire deux de trois ? et deux chiffres de quatre nombres ? et trois nombres d’une unité ?

LE PROFESSEUR
Non, Mademoiselle.

L’ÉLÈVE
Pourquoi, Monsieur ?

LE PROFESSEUR
Parce que, Mademoiselle.

L’ÉLÈVE
Parce que quoi, Monsieur ? Puisque les uns sont bien les autres ?

LE PROFESSEUR
Il en est ainsi, Mademoiselle. Ça ne s’explique pas. Ça se comprend par un raisonnement mathématique intérieur. On l’a ou on ne l’a pas.

L’ÉLÈVE
Tant pis !

LE PROFESSEUR
Écoutez-moi, Mademoiselle, si vous n’arrivez pas à comprendre profondément ces principes, ces archétypes arithmétiques, vous n’arriverez jamais à faire correctement un travail de polytechnicien. Encore moins ne pourra-t-on vous charger d’un cours à l’École polytechnique… ni à la maternelle supérieure. Je reconnais que ce n’est pas facile, c’est très, très abstrait… évidemment… mais comment pourriez-vous arriver, avant d’avoir bien approfondi les éléments premiers, à calculer mentalement combien font, – et ceci est la moindre des choses pour un ingénieur moyen – combien font, par exemple, trois milliards sept cent cinquante-cinq millions neuf cent quatre-vingt-dix-huit mille deux cent cinquante et un, multiplié par cinq milliards cent soixante-deux millions trois cent trois mille cinq cent huit ?

L’ÉLÈVE, très vite.
Ça fait dix-neuf quintillions trois cent quatre-vingt dix quadrillions deux trillions huit cent quarante quatre milliards deux cent dix-neuf millions cent soixante-quatre mille cinq cent huit…

LE PROFESSEUR, étonné.
Non. Je ne pense pas. Ça doit faire dix-neuf quintillions trois cent quatre-vingt-dix quadrillions deux trillions huit cent quarante-quatre milliards deux cent dix-neuf millions cent soixante-quatre mille cinq cent neuf.,.

L’ÉLÈVE
… Non… cinq cent huit…

LE PROFESSEUR, de plus en plus étonné calcule mentalement.
Oui… Vous avez raison… le produit est bien… (il bredouille inintelligiblement)….quintillions, quadrillions, trillions, milliards, millions… (distinctement.) …cent soixante-quatre mille cinq cent huit… (stupéfait.) Mais comment le savez-vous, si vous ne connaissez pas les principes du raisonnement arithmétique ?

L’ÉLÈVE
C’est simple. Ne pouvant me fier à mon raisonnement, j’ai appris par cœur tous les résultats possibles de toutes les multiplications possibles.

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Médiatisation d’un fait divers

Posté par ajarn_bruno le 6 avril 2009

Le sujet qui suit est tiré des archives de l’INA. Son intérêt réside dans la comparaison de deux extraits télévisés qui jouent fortement sur le point de vue.

©INA LES FAITS DIVERS À LA TÉLÉVISION

De tous les faits divers, les homicides sont ceux qui font l’objet de la plus abondante couverture médiatique. Cela est encore plus vrai des crimes pour lesquels la justice est impuissante à confondre les auteurs présumés. Ainsi naissent les « grandes affaires » et les « grands procès ». Ces feuilletons judiciaires passionnent le public car ils reposent le plus souvent sur une énigme : celle d’une personnalité, d’un mobile ou d’un objet.

Ouverture du Procès de Marie Besnard 28/02/1952 – 00h01m46s

=> EXTRAIT vidéo numéro 1

L’affaire Marie Besnard est sans doute, avec l’affaire Dominici, celle qui a le plus défrayé la chronique judiciaire des années d’après-guerre. Le nombre de victimes frappe l’imagination. Mais c’est surtout la représentation médiatique de l’assassin présumé, présenté tour à tour comme « l’empoisonneuse » et « la bonne dame de Loudun », qui va assurer la popularité de ce fait divers hors norme.

Reportage des « Actualités françaises », le premier extrait (1952) frappe par sa forme narrative : l’ouverture et la clôture du sujet dont l’écriture s’apparente à celle d’un reportage d’actualité (arrivée de Marie Besnard à l’ouverture de son procès) encadrent en effet une séquence de style cinématographique. On y parcourt le cimetière de Loudun en marquant des pauses devant les tombes des « victimes ». Cette visite macabre met le téléspectateur en situation : la caméra subjective simule son cheminement (de l’ouverture des grilles aux différentes stations), la mise en scène l’invite à accomplir les rites de circonstance (figuration d’une main qui dépose une gerbe sur une pierre tombale), les mouvements d’appareil et les angles de prise de vue s’accordent à son regard. Ces partis pris ont pour effet de dramatiser un récit qui fonctionne sur la focalisation interne (identification au visiteur) et fait appel à la métaphore : ainsi l’apparition récurrente du corbillard dans la séquence.

Gilles PERRAULT à propos de la médiatisation de l’affaire Marie BESNARD 12/10/1987 – 00h03m08s

=> EXTRAIT vidéo numéro 2

L’intérêt du second extrait (1987) est manifeste. Il nous propose un enchâssement de regards : celui des Actualités télévisées sur « l’empoisonneuse », celui de Gilles Perrault sur les archives, celui de François Chalais sur l’affaire, celui de Marie Besnard sur elle-même. Ainsi la télévision livre à notre sagacité des univers de représentation qu’elle met en abyme, rejetant pour l’occasion la critique d’une relation passive et candide que le téléspectateur aurait à l’image, interrogeant la légitimité de procédés qu’elle affectionne car ils font appel à l’émotion (mise en scène de Marie Besnard à qui l’on demande de s’adresser au téléspectateur face à la caméra).

VOIR Assassin de la Saint-Valentin

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Pratiques VDO 1

Posté par ajarn_bruno le 1 avril 2009

Enregistrer des conversations est un bon moyen pour chacun des interlocuteurs de s’entendre et de se corriger. La vidéo permet en plus d’observer les postures, les attitudes, les allures d’un corps dans un espace donné. On utilise ainsi des techniques théâtrales pour une approche corrective.

Voici par exemple un exercice qui conjugue l’écrit par la rédaction d’un texte de type dépêche et l’oralisation du message.

EXEMPLE 1 :

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« Grossir, c’est vieillir ou le plaisir ? Le 14 février 2008, le jour de la Saint Valentin, un scientifique thaïlandais a réussi dans ses recherches sur l’énergie renouvelable dans son laboratoire du nord de la Thaïlande. Il a découvert que le gras humain peut être transformé en énergie pour les automobiles en mélangeant du gras humain et de la citronnade en proportion de 3 litres de gras humain pour 1 litre de citronnade et on aura de la « grassonade », une nouvelle énergie renouvelable. Cette énergie est particulièrement bénéfique. Première chose, on peut éliminer le gras du corps pour être plus en forme et surtout à l’occasion de la fête de la Saint Valentin, cette recherche est un cadeau très spécial pour les adolescents qui ont besoin d’avoir une jolie silhouette pour attirer leurs amoureux. Deuxième chose, cette énergie est à bas prix, alors on peut faire le choix d’utiliser cette énergie au lieu de l’essence pour notre planète. » Poramait C.

EXEMPLE 2 :

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Héros sportif français, François  Zédane, a sauvé ce matin la vie d’un bébé d’un incendie à Paris.

« Un incendie violent et particulièrement destructeur a ravagé ce matin un appartement du XIVe  arrondissement de Paris où était  logée une centaine de familles. Le feu s’est déclaré vers 7 heures locales au quatrième étage de l’immeuble qui en compte dix. Il s’est propagé dans la cage d’escalier. Un bébé et sa mère étaient enfermés dans leur chambre. La fumée était très épaisse. La mère a appelé à l’aide. Zédane, le joueur de base-ball, l’a entendue et lui a proposé de lui lancer son bébé. La mère, après avoir réfléchi pendant quelques secondes, a décidé de lancer son bébé du huitième étage ! Des applaudissements ont éclaté après que Zédane a réussi à l’attraper. Plus de vingt pompiers ont lutté contre les flammes pendant plusieurs heures avant de pouvoir éteindre le feu, mais tous les habitants ont péri. Le seul rescapé est le bébé mais il n’a pas dit merci !!! »
Preeyanart T.

EXEMPLE 3 :

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Le soir d’Halloween, tous les jeunes veulent se déguiser et se maquiller. Mais une jeune fille, dont la mère ne lui permet pas de sortir, présente son propre maquillage.

« Tous les jeunes veulent ressembler à un fantôme, un squelette, un vampire ou Frankenstein. sniff… Il ne suffit pas d’avoir un beau costume, sniff… le maquillage est essentiel pour pouvoir faire peur et récolter un maximum de sucreries. Vous pouvez utiliser le maquillage de votre mère. sniff sniff

Pour le squelette, il faut avoir une palette blanc épais, une palette de noir, un pinceau moyen, un pinceau fin et une petite éponge de maquillage. Premièrement sniff…, trempez l’éponge dans un peu d’eau puis essorez-la. Frottez-la sniff…  sur la peinture blanche puis passez-la sur votre visage pour le recouvrir de blanc entièrement les lèvres. Avec le pinceau humide, dessinez le contour de l’œil sniffsniff… en noir ainsi que le bout du nez. Marquez ensuite le creux de joues. Enfin, au pinceau fin cette fois, dessinez sur les lèvres une mâchoire et votre contour sniff sniffouuuinnnnnn »
Sirawanee C.

EXEMPLE 4 :

Image de prévisualisation YouTube

Ils sont au comble de la joie ! Hier soir, les Rougets ont été déclarés « Champions de la Coupe de l’île » Vous ne connaissez pas probablement les Rougets. Ce sont des habitants d’une petite île qui s’appelle « Beaubâton ». Mais pourquoi ont-ils gagné la Coupe de l’île ?

Vendredi, le 15 février, sur l’île Paradis, c’était la finale de la Coupe de l’île. Comme la grippe aviaire se diffuse partout et que la finale s’est passée vendredi, le jour où les Rougets ne mangent que du poisson, c’était donc la seule équipe qui n’a pas attrapé cette maladie fatale et qui est restée dans la compétition. C’est la raison pour laquelle ils sont devenus les champions de la Coupe de l’île 2008. À eux le pompon !
Piriya K.

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Séminaire Srinakharin Wiroj

Posté par ajarn_bruno le 25 mars 2009

Comprendre un document écrit

Document téléchargeable ressources prof =>>> pdf.jpg

Présentation =>> Ecritech

Texte pour la démonstration =>>> Frritt-Flacc

Structure narrative (aide cognitive) =>>>  Narration

STRATÉGIES d’APPROCHE d’un TEXTE

De même qu’une phrase n’est pas une suite de mots, un texte n’est pas une simple juxtaposition de phrases. Pour comprendre un texte, il ne suffit pas de comprendre des mots. Le sens n’est pas la résultante d’une somme de signifiés. Mais on peut parfaitement comprendre un texte alors qu’on est parfois incapable d’en comprendre chaque mot, chaque détail…

Quelles compétences faut-il avoir pour comprendre un texte écrit ?

Accéder au sens d’un texte suppose donc une compréhension globale qui elle-même suppose une connaissance du code linguistique (graphie, morphologie, syntaxe, lexique) en plus de celle du fonctionnement textuel et intertextuel (organisation des phrases entre elles , fonction du texte, relation du texte à d’autres textes.)

Un texte au contenu référentiel connu est plus facile à comprendre qu’un texte dont le thème nous est totalement inconnu car nous avons en mémoire des schémas de contenu concernant par exemple l’organisation des informations dans un journal ou le déroulement d’un conte.

La reconnaissance des schémas formels :

Selon leur fonction, leur destination, leur support, les textes auront une organisation différente. Le lecteur sera guidé dans son approche du texte s’il reconnaît le type textuel. On parle de schémas formels du texte pour désigner l’organisation des éléments qui le constituent. Ainsi une structure narrative se trouve dans une nouvelle, un roman mais aussi dans un fait divers. Une structure descriptive sera identifiée dans des guides touristiques mais aussi dans les textes littéraires. Cette connaissance des schémas de contenu est liée à la compétence culturelle du lecteur. Le texte ne se déchiffre donc pas seulement en fonction des unités qui le constituent mais aussi selon ce qu’on appelle l’encyclopédie du lecteur.

MÉTHODOLOGIE

Cf. => http://cinematice.wordpress.com/fr401/%E2%80%95-logique-du-discours/

  1. se représenter la situation de communication (circonstances de la communication, usage auquel le texte est destiné, intention dominante)
  2. dégager l’organisation générale du texte.
  3. relever les aspects particuliers de l’énonciation.
  4. interpréter les unités lexicales, morphologiques et syntaxiques.
  5. associer la dimension non verbale pour construire du sens ; relier les informations visuelles à celles que donne le texte. (cf. ci-dessous)
  6. identifier le système des valeurs et des choix idéologiques.
  7. relier les informations à celles dont on dispose dans sa mémoire de manière à élaborer des significations.

STRATÉGIE ACTANCIELLE

  1. repérer la forme du document (dialogue, article de presse, extrait de roman, publicité…)
  2. repérer les indices typographiques (guillemets, polices différentes…)
  3. réfléchir aux indications données par le titre, l’auteur, la date, les dessins…)
  4. lire une 1ère fois sans chercher à tout comprendre ni à traduire mot à mot
  5. trouver le thème principal et ensuite les sujets secondaires
  6. conceptualiser les informations contenus sous forme de graphes, tableaux, plans etc.
  7. surligner tout ce qu’on comprend (mots transparents, noms géographiques, mots connus…)
  8. essayer de comprendre des mots inconnus en les décomposant, en s’aidant de leur ressemblance avec d’autres mots connus
  9. lister les personnages
  10. trouver à qui se rapportent les pronoms personnels, les adjectifs possessifs
  11. relever les chiffres,
  12. relever les dates, la succession chronologique
  13. repérer les verbes, leurs compléments
  14. repérer les articulations (mots de liaison, adverbes de temps…)

ANALYSE de L’IMAGE

Cf. => http://ajarnbruno.unblog.fr/2008/01/

1.      L’image en tant que signe : les aspects sémiologiques de l’image concernent les codes sociaux, les connotations, les références culturelles et symboliques, la rhétorique des signes.

  • Repérage des codes sociaux. Toute image a été réalisée dans certaines conditions socio-économiques, elle en porte les traces.
  • Exploration des connotations. Polysémique, l’image offre, au delà du sens dénoté, un vaste champ de connotations qui dépendent, d’une part du lecteur, de sa mémoire, de sa culture, de sa pratique sociale, de son inconscient, de son imaginaire.
  • Références culturelles et symboliques. Il s’agit de reconnaître les codes gestuels propres à une culture : codes techniques et ornementaux du corps (vêtement,…) et de l’espace (architecture,…); les codes symboliques (emblèmes,…), typographiques et les signalisations (code de la route,…).
  • Rhétorique des signes. L’image, même fixe, peut suggérer, voire créer le mouvement. Les messages iconiques sont disposés selon des figures telles que métaphore, personnification, antithèse, parallélisme, chiasme, métonymie, mise en abyme, etc.

2.      L’image-communication : objet et signe, l’image ne prend son sens que par l’œil d’un regardant. Entre eux une relation particulière s’établit.

  • L’identification primaire, technique, fait que le spectateur devient l’œil de l’objectif ou du dessinateur, oublie la médiation réalisée. Il est, par conséquent, intéressant d’étudier l’effet de réel produit par une image (réalisme, semi-réalisme, abstrait, surréalisme).
  • L’identification secondaire à un personnage ou à une situation est la preuve d’une participation active.

3.      L’image et le texte : la relation entre l’image et le texte (titre, légende,…) exerce

  • tantôt une fonction d’ancrage lorsqu’il impose parmi la masse de significations possibles, un sens unique de lecture ;
  • tantôt une fonction de relais lorsqu’il apporte ce que l’image ne dit pas.
  • Parfois le texte est décalé par rapport à l’image, il acquiert à ce moment une valeur poétique et incite le lecteur à un effort d’imagination (« Ceci n’est pas une pipe » Magritte).

 

TEXTE et CONTEXTE

Pour mieux lire et comprendre un texte, il est utile de le mettre en perspective avec tout ce qui constitue son contexte.

1. Le texte et l’auteur :

1.1. L’auteur dans l’histoire ou la géographie :

Un écrivain appartient à une période historique, politique, idéologique et social, au cours de laquelle il a réagi. Il est aussi caractérisé par son habitat, passé ou présent. (usage de dialecte local…)
Par ailleurs, situer les écrivains chronologiquement les uns par rapport aux autres permet en outre de comprendre des filiations, les influences qu’ils ont pu exercer ou subir, leur rejet parfois de ce qui a précédé.

1.2. Le contexte artistique et littéraire:

Il importe de savoir situer un texte ou une œuvre dans un mouvement artistique afin de comprendre de quelle façon l’écrivain se rattache à ce courant ou quelle marque personnelle il lui imprime. On reliera ainsi Victor Hugo et le romantisme, Zola et le naturalisme.

1.3. Les références culturelles:

Comprendre un texte, c’est aussi être capable d’identifier les références qui s’y trouvent. Un écrivain est porteur d’une culture et son œuvre en est souvent le reflet. Sa création s’appuie sur des références conscientes ou inconscientes, que le lecteur doit s’efforcer de partager.
Lorsqu’un texte a pour cadre une période historique, proche ou lointaine, on doit chercher à élucider les événements auxquels il se réfère, afin de pouvoir se repérer dans le contexte évoqué.

2. Le texte et l’œuvre :

2.1. La place du texte dans l’œuvre:

Un texte fait généralement partie d’un ensemble plus vaste que lui : un recueil poétique, un roman, une pièce de théâtre. De la place qu’il occupe dans l’œuvre, l’extrait tire des caractères particuliers. En tenant compte de cette situation, l’analyse pourra mettre en évidence les traits spécifiques du texte.
Une première page de roman ou les premières scènes au théâtre apportent les informations nécessaires à la lecture (l’identification des personnages, le cadre spatio-temporel dans lequel l’action prendra place…).
A titre d’exemple, on peut rapprocher l’état initial et l’état final d’un récit, examiner la transformation qui s’est opérée et interpréter les éléments comparables.

2.2. Le texte et la publication ou l’édition :

Le texte est souvent accompagné d’informations qui aident à le comprendre. Ces données extratextuelles, appelées aussi le paratexte, peuvent être:
- une courte introduction,
- des notes,
- la date et les circonstances de la publication de l’œuvre,
- des renseignements biographiques sur l’auteur.
Ces repères permettent d’éviter les contresens, les anachronismes, les interprétations faussées.

 

TEXTE et PARATEXTE

1. LA MISE EN PAGE : disposition du texte dans la page, nombre de paragraphes, choix d’une typographie [majuscule, caratères italiques ou gras], ajout d’illustrations [photo, dessin] de légendes et de notes, place du titre et de l’auteur, provenance du texte.

2. LA PONCTUATION

3. LE THÈME DU TEXTE

4. L’ÉNONCIATION : qui parle ? à qui ? qui pense ? Þ l’utilisation des pronoms.

5. LES RELATIONS LOGIQUES :

  • énumération et connecteurs.
  • cause, conséquence, opposition, concession.

6. LES PROCÉDÉS GRAMMATICAUX :

  • longueur et structure des phrases.
  • phrase simple, comportant un seul verbe ?
  • phrase composée, constituée de propositions coordonnées ?
  • phrase complexe, constituée d’une proposition principale et d’une (ou plusieurs) proposition(s) subordonnée(s) ?
  • phrase nominale, ne comportant pas de verbe ?
  • verbes : fréquence, phrases nominales, sortes de verbes [verbes d'état, d'action, de réflexion, d'affïrmation, de sentiment], modes et temps.
  • négations.
  • déterminants [articles, adjectifs possessifs ou démonstratifs].
  • valeurs particulières du singulier et du pluriel.
  • adverbes.

7. LES PROCÉDÉS LEXICAUX :

  • champ lexical : différent du champ sémantique.
  • vocabulaire appréciatif et dépréciatif.
  • registres de langue [soutenu, courant, familier, argotique].
  • dénotation (= sens premier) et connotation (= sens second).

8. LES PROCÉDÉS MUSICAUX :

  • rythme : binaire‑ternaire, ascendant‑descendant.
  • sonorités : allitération‑assonance, aphérèse-apocope-syncope.

9. LES FIGURES DE STYLE :

  • figures d’opposition : antithèse, chiasme, oxymore.
  • figures d’insistance : répétition, anaphore, pléonasme, redondance, périphrase, accumulation, gradation, inversion.
  • figures d’exagération: hyperbole, emphase.
  • figures d’atténuation : euphémisme, litote, ellipse.
  • figures d’animation : comparaison, métaphore, métonymie, synecdoque, allégorie, personnification, prosopopée, parallélisme.

10. LES ÉCARTS DE CONSTRUCTION :

syllepse, anacoluthe, ellipse et inversion.

11. LA TONALITÉ DU TEXTE : comique, humoristique, burlesque, ironique, satirique, tragique, épique, lyrique, parodique.

SITOGRAPHIE

Sémantique de l’image : http://users.skynet.be/fralica/refer/theorie/theocom/lecture/lirimage/imagfix.htm

Vérification de ses connaissances théoriques, par des diaporamas :

http://fralica.ibelgique.com/listpps.htm

Didactique de l’écrit :

http://www.lb.refer.org/fle/cours/cours2_CE/comp_ecr/cours2_ce01.htm

La lecture et la compréhension de l’écrit :

http://www.oasisfle.com/documents/comprehension_de_l%27ecrit.HTM

Les différents types de texte :

http://www.espacefrancais.com/

Mon propre site :

http://cinematice.blogspot.com

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